
Les trois sujets au choix de l’épreuve longue comportent deux compositions. Travaillez avec méthode, sans sacrifier une étape.
Définissez chaque terme de l’énoncé (pensez aux différents sens qu’un même mot peut revêtir) ; relevez les limites (dans le temps, dans l’espace, mais aussi les limites dans le thème abordé) écrites ou sous-entendues ; lisez les éventuelles indications complémentaires ; cherchez à bien comprendre ce que l’on vous demande… et ce que l’on ne vous demande pas (de manière à éviter le hors-sujet).
C’est l’étape essentielle de la composition (sans problématique, votre devoir ne sera qu’une récitation de cours, pas un devoir de niveau baccalauréat) ; si le sujet est formulé en une question, allez au-delà pour trouver la véritable problématique ; cherchez quelle question est posée par le sujet, quelle réponse essentielle on attend de vous ; à ce stade définissez une problématique, que vous affinerez ensuite, quand vous aurez formalisé votre plan ; rédigez la problématique sous la forme d’une question (cela vous aidera à rendre votre devoir démonstratif).
Recensez les idées que vous allez développer dans votre copie d’abord en notant, en vrac, les idées qui vous viennent (y compris les dates, les noms propres, les
citations…), puis en cherchant de manière plus méthodique dans ce que vous avez appris au cours de l’année (pensez à croiser les " chapitres " étudiés pour bien envisager tous les aspects du sujet).
Consacrez du temps à l’élaboration du plan : regroupez les idées qui vont ensemble et répondent à un aspect de la problématique, soit en trouvant deux ou trois idées majeures (les parties du devoir) puis en les déclinant en sous-parties, soit, au contraire, en trouvant un ensemble d’idées (les sous-parties) que vous regroupez ensuite en deux ou trois idées majeures (les parties). Si vous hésitez entre plusieurs plans possibles, notez-les brièvement pour être réellement en mesure de les comparer. Votre devoir doit comporter deux ou trois parties (jamais plus), chacune organisée en deux, trois, éventuellement quatre sous-parties.
Au brouillon, établissez un plan détaillé, avec des indications sur le contenu ordonné de chaque sous-partie ; rédigez le titre de chaque partie, idéalement sous la forme d’une phrase (cela vous aidera à cerner ce que vous comptez dire) ; mais ne rédigez pas le devoir : vous n’en avez pas le temps. Avant de vous lancer dans la rédaction même du devoir, vérifiez que votre plan répond bien à la problématique posée, que vous ne partez pas sur un hors-sujet et que les idées sont ordonnées de manière logique.
Préparez-la au brouillon avant de la recopier. Elle doit faire une quinzaine de lignes (pas plus) et ne doit pas empiéter sur le contenu de la copie (n’écrivez pas déjà ce que vous allez dire dans le corps du devoir). L’introduction comporte une présentation du sujet (quelques lignes dans lesquelles vous définissez le sujet et ses limites chronologiques ou géographiques), la problématique (de préférence sous la forme d’une question) et l’annonce du plan (reprenez les titres rédigés des deux ou trois parties du plan, mais n’annoncez pas les sous-parties).
Suivez scrupuleusement le plan que vous avez élaboré ; vérifiez à tout instant que vous ne faites pas de hors-sujet (relisez régulièrement la problématique finale et situez-vous sur votre plan de façon à bien garder le fil de votre argumentation) ; construisez votre argumentation en relevant des faits (en histoire), en prenant des exemples (en géographie) ; annoncez le contenu de chaque partie et de chaque sous-partie par une phrase introductive ; entre deux parties, faites une transition qui rappelle brièvement le contenu de la partie précédente et annonce le thème de la partie suivante ; aidez le correcteur à suivre votre raisonnement en présentant bien le devoir (revenez à la ligne pour chaque idée nouvelle, sautez une ligne entre les sous-parties, trois lignes entre les parties) ; appuyez vos propos par des graphiques ou des schémas.
Préparez-la avant de rédiger le devoir (juste après avoir préparé l’introduction) ; commencez par un bilan rapide du devoir, de manière à montrer que vous avez répondu à la problématique posée ; puis " ouvrez " le devoir sur la période qui suit (en histoire) ou sur une autre échelle d’étude (en géographie).
Les trois sujets au choix de l’épreuve longue comportent l’étude d’un ensemble documentaire. Contrairement à ce que de nombreux candidats pensent, cette épreuve n’est pas plus facile que la composition et requiert de réelles connaissances sur le sujet proposé : sinon, vous risquez de faire une simple paraphrase, sans éclairage personnel.
Cette épreuve comporte deux parties : la réponse à un ensemble de questions amenant à une analyse critique des documents, puis une synthèse sur une problématique clairement posée.
Lisez attentivement le titre de l’ensemble documentaire (il comporte une problématique déjà formulée) et prenez connaissance des documents dans leur ensemble (texte, données statistiques, graphiques, cartes, documents iconographiques).
"Décortiquez" chaque document un à un ; analysez la source de chacun et, en histoire, interrogez-vous sur les éventuels auteurs et sur le public auquel le document, s’il est d’époque, était destiné ; lisez les textes, relevez les articulations, les arguments ; analysez les graphiques et les données statistiques, observez les cartes, identifiez leur titre, vérifiez que vous lisez correctement les données, notamment les pourcentages, relevez les tendances et les exceptions et cherchez déjà les causes et les conséquences (en géographie), qu’il faudra mettre en valeur dans le commentaire ; analysez chaque document en notant les opinions qu’il révèle ; en histoire, resituez les documents dans le contexte de l’époque ; dans les deux matières, cherchez quel aspect fondamental du sujet chaque document illustre.
Lisez attentivement chaque question et assurez-vous que vous en comprenez bien chaque terme ; cherchez dans le ou les documents les éléments de réponse, sélectionnez-les (vous ne pourrez pas utiliser toutes les données, mais il faut absolument citer les principales) ; répartissez ce que vous allez dire entre les différentes questions pour ne pas vous répéter.
Ne vous contentez pas de paraphraser les documents ; en histoire, situez le contexte, expliquez ce qui s’est passé avant, pendant, éventuellement après ; en géographie, éclairez les constats posés (ne vous contentez pas de citer un chiffre – par exemple : expliquez si la tendance qu’il représente est forte ou faible, en donnant éventuellement un point de comparaison – ; de même, ne vous contentez pas de citer deux chiffres à la suite : comparez-les en évaluant la différence pour une même période, ou en estimant l’évolution que cela représente pour des périodes différentes…) ; en géographie toujours, ne vous contentez jamais de décrire une situation : cherchez-en les causes que ce soit pour les grandes tendances observées ou pour les exceptions que vous allez citer.
Organisez vos idées au brouillon (chaque question doit donner lieu à une réponse structurée, argumentée) ; utilisez avec précision les éléments fournis par les documents (donnez des exemples précis, des chiffres exacts et complets, des citations entières et entre guillemets) ; travaillez bien sur toutes les questions, au brouillon, avant de rédiger l’ensemble des réponses : sinon, vous risquez d’avoir déjà répondu à une question avant d’avoir à l’aborder.
Lisez le sujet ; étudiez la problématique posée (et ne répondez qu’à cette problématique, même si les documents ouvrent sur d’autres perspectives) ; ordonnez votre réponse en établissant un plan, au brouillon, structuré en deux ou trois parties courtes, divisées elles-mêmes en deux, trois voire quatre idées-clés, avec une courte introduction et une courte conclusion ; répondez clairement à la problématique posée ; soyez démonstratif, avec une réponse argumentée ; appuyez-vous sur les documents sans les citer longuement ; mobilisez vos connaissances personnelles ; rédigez entièrement votre réponse (ne vous contentez pas de "jeter" quelques notes).
Lorsque l’épreuve longue porte sur l’histoire, l’épreuve courte est un croquis de géographie (un fond de carte est fourni). Attention ! Le "croquis" n’est pas une simple carte (comme celle que vous réalisez dans l’année pour mémoriser vos cours) : il s’agit d’une réponse structurée à une question posée.
Comme pour une composition, déterminez le sens de chaque terme ; cherchez les limites dans l’espace et dans la thématique (peut-être aussi dans le temps si le sujet est dynamique) ; cherchez quels éléments d’évolution introduire (un bon croquis de géographie comporte toujours un aspect dynamique) ; déterminez la problématique.
Notez les idées qui vous viennent, en vrac, puis faites appel, de manière plus systématique, à vos connaissances ; opérez un tri entre ce qui répond directement à la problématique et ce qui s’en éloigne.
Comme pour une composition, la légende du croquis doit être structurée en deux ou trois idées majeures (idéalement, avec une phrase courte pour titre à chaque fois), elles-mêmes détaillées en plusieurs informations ou groupes d’informations (l’équivalent des sous-parties) hiérarchisés.
Respectez certains usages : utilisez des figurés de surface (des plages de couleurs de préférence aux hachures, peu lisibles) pour indiquer des aires géographiques, des figurés ponctuels (points, pictogrammes…) pour situer de manière précise une information, des figurés linéaires (traits, flèches) pour représenter des axes, des flux, des relations ; utilisez des couleurs contrastées (pour bien différencier les informations), logiques (les plaines en vert, les déserts en jaune…) et harmonieuses (l’esthétique du croquis compte pour beaucoup dans la note finale). Avant de vous lancer dans la réalisation du croquis, faites une esquisse au brouillon pour valider vos choix, en terme de légende et de figurés.
Ne vous lancez que lorsque vous êtes sûr de vous : prévoyez d’emblée la place pour la légende (sur la carte, dans un cadre unique, ou sur une feuille jointe, mais jamais au dos de la carte) ; commencez par les figurés de surface (au crayon), avant de réaliser les figurés ponctuels (au feutre) puis les figurés linéaires (au feutre également) ; laissez la place, au fur et à mesure, pour la nomenclature (les noms, de préférence en majuscules) ; réalisez une légende claire, avec des titres mis en évidence. N’oubliez pas, avant de terminer le croquis, de noter son titre (sur la carte et sur la légende).
Lorsque l’épreuve longue porte sur la géographie, l’épreuve courte est le commentaire d’un document d’histoire : un texte, une carte, un document iconographique (photographie, caricature, affiche, ou données statistiques…).
Analysez les termes du sujet comme pour une composition (plus rapidement, cependant).
"Décortiquez" le document ; quel est le sujet du document ? Qui en est l’auteur ? Quelles sont ses intentions ? À qui s’adresse-t-il ? Le document date-t-il de l’époque qu’il évoque ? Quelles en sont les différentes parties (les articulations, la progression des idées, les enchaînements pour un texte ; les plans, la composition, les personnages… pour un document iconographique ; etc.).
Lisez attentivement chaque question ; cherchez les éléments de réponse ; organisez vos idées pour chaque question ; apportez des éléments personnels (situez le contexte, expliquez ce qui s’est passé avant, pendant ou après…). Répondez aux questions dans l’ordre et préparez votre réponse à toutes les questions avant de commencer à rédiger. Soyez bref, concis, précis.
Elle vous invite généralement à présenter le document : donnez-en la nature précise, expliquer rapidement qui est l’auteur, explicitez le thème du document, donnez-en la date, dites à qui il s’adresse, rappelez en quelques mots le contexte de l’époque (sauf si une question ultérieure vous invite à le faire de manière plus précise).
Elle peut vous demander d’expliquer l’impact du document sur son époque (par exemple, le retentissement d’un discours, d’une affiche, d’un traité) ou d’en donner une approche critique. Utilisez sans cesse vos connaissances personnelles pour mettre le document en perspective : ne vous contentez pas de paraphraser le document.